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"Un simple sourire peut cacher le vice." | Chuanli Wang

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Reine Fulgur
Reine Fulgur

Message : 12
Date d'inscription : 18/01/2017
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MessageSujet: "Un simple sourire peut cacher le vice." | Chuanli Wang Mer 18 Jan - 21:45
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La philosophie est l'art de vivre

nomWang
prénomChuanli Esperança
âge22 ans
né(e) le 20/12/1900.
sexeAlors, vu qu’on lui a dit qu’il est né dans les choux c’est un homme.
-->nationRégion administrative spéciale de Macao de la République populaire de Chine
métierIl est joueur de poker professionnel et membre du personnel du casino à temps partiel si on a besoins d’aide.
-->groupeFulgur
rangReine
avatar1caractère
Chuanli, il y a bien longtemps on a dit qu’il était l'innocence incarnée. Cependant, il a aussi été qualifié d’homme vicieux, corrompu et sombre. Qu’on soit clair, ces deux témoignages sont vrais. Aucun n’exagère ce qu’a été, est et sera le Sino-Portugais. Parce qu’il est comme une pièce, il y a pile et il y a face. Il y a le bien et le mal. Il est comme un enfant qui aurait trouvé un équilibre intérieur mais qui a conscience de ce mal à la fois sombre et vicieux. Il est l’indulgence et le vice. Mais attardons-nous d’une autre manière sur ce jeune joueur de poker.

Déjà, il est gentil. Sans doute trop gentil. Une chose qu’il ne connaît pas c’est le terme non. Comment ça « il ne le connaît pas » ? Eh bien, jamais il ne dira non à une quelconque demande et ceux pour la simple et bonne raison qu’il accepte toujours. Seulement, sa gentillesse a une limite. Certes, elle est large mais pas inexistante. Si votre demande ne rentre pas dans ses valeurs ou qu’elle est trop dégradante pour sa personne, il refusera de s’y soumettre ou d’y accéder. Et là, vous pourrez vous cirer pour qu’il accepte. Mais en règle générale, il est rare qu’il dise non. Il n'y a qu’à voir son job à mi-temps qu’il effectue juste parce qu’on lui a demandé de l’aide.

De plus, il est très courtois. Le jeune homme est toujours extrêmement poli. La politesse est sacrée chez lui et il ne déroge jamais à cette règle presque sacrée dans son cas. Et surtout, surtout, il est très poli envers les femmes. Terriblement. Loin de lui l’idée d’une femme faible au contraire, il reconnaît même leurs forces. Il n'y a qu’à voir sa reine quoi. Ce n'est clairement pas la définition de la femme faible. Mais bref, il les traite tout de même correctement en leur évitant les désagréments du quotidien. Il ferait pareil avec certains hommes. Sauf que c’est aussi une politesse très raffinée et classe. Parce que Monsieur est raffiné et respire la classe. Et pas besoins d’avoir une tasse en mains. Non, il se tient juste droit et il a juste un éventail en main, c’est simple et pas dur. Après, c’est naturel mais que peut-il y faire ?

Chuanli n’est pas le genre de personne avec qui il est compliqué d’obtenir un pardon. Pratiquement jamais il n’a refusé de l’accorder et ceux même si vous êtes la pire des ordures. Toujours, il pardonne. C’est l’indulgence même après tout. Cependant, y a une limite. Si vous trichez au casino, n’espérez même pas le pardon. On ne rigole pas avec les jeux. Sachez-le. On. Ne. Rigole. Pas. J’espère que c’est clair dans vos petites têtes, pour votre propre intérêt car il ne se gênera pas pour vous demander s’il lui est possible de jouer une autre partie et là. Couic. Il sera terriblement sérieux. Et vous ne le voulez pas, je vous le jure.

Le Chinois est modeste. Il ne se croit pas supérieur aux autres que ce soit en talent ou en rang. Il ne le sera jamais. Et c’est pourquoi à chaque compliment, il dit : « vous l’êtes plus que moi »; « j’ai encore à m’améliorer par rapport à toi »; « merci beaucoup mais je ne crains de n'être pas le plus doué dans ce domaine par rapport à X ». Vous voyez ! Ce genre de répliques ! Simple, modeste et clair. Il dira ce genre de chose, vous pouvez en être sûr.

Le sino-portugais est aussi quelqu’un de dit de philosophe. Mais concrètement, qu’est-ce que cela veut-il dire ? Eh bien, simplement qu’il est un adapte de la philosophie en tous genres mais de plus, celui-ci se pose toujours et réfléchit aussi toujours avant d’agir. C’est sa façon de penser et de vivre. La réflexion avant l’action. C’est ainsi qu’est Chuanli.

C’est aussi pour ça qu’il est très calme et posé. Il est rare que le Chinois hausse le ton. Car il n’aime pas s’énerver ou même montrer ce qu’il ressent. Pourquoi ? C’est un symbole de faiblesse que de s’emporter or il n’est pas faible. Il est même très fort surtout pour cacher ce qu’il ressent. C’est le principe même de la poker face. Principe qu’il connaît très bien et même trop bien. Seul moyen que l’on ait pour décrypter ce qu’il ressent, son éventail. Enfin, je doute que vous puissiez sauf si vous le connaissez depuis longtemps ou que vous êtes un génie. Autrement dit, ce n’est même pas 1% de la population.

Le Chinois est aussi assez intelligent. Il n’a certes pas le QI d’Einstein mais il est très loin d’être idiot ou même con. Certes, il a juste une vitesse de réflexion qui s’apparente à sa profession qui l’oblige à réfléchir très vite mais il n’en est pas moins qu’il sait réfléchir vite et bien généralement. Pourquoi croyez qu’il est une reine mesdames et messieurs ? Parce qu’il ne sait que foncez sans réfléchir à ses actes mais plutôt parce qu’il sait ce poser et réfléchir rapidement. Après tout, vous savez, il n’y a pas que la vie dans le poker.

Chuanli est quelqu’un de très protecteur. Il tient à sa famille et à ses proches vous l’aurez compris. Et si ses intérêts peuvent passer avant ceux des autres, ceux de ses proches passent avant les siens. Peut lui importe qu’il soit en train de gagner un tournoi de poker si son jeune frère est en danger, il courra pour le sauver. C’est une de ces valeurs et il y tient. La famille, c’est sacrée, ok . Compris ? Bien. Et si vous voulez savoir, le frère auquel il tient le plus c’est Li. Donc si on touche à un cheveu du petit frère, c’est couic. Capich ? Ok, merci. Maintenant, peut-être avez-vous moins de chances de finir dans le port entrain de nourrir les poissons.

Le gros problème de Chuanli est sans doute le fait qu’il soit sino-portugais. Stop ! Je sais ce que vous dites : « mais c’est bien la diversité culturelle et blablabla. » Oui, oui, je l’admets et je suis tout à fait d’accord. Cependant, il y a des limites. Surtout quand l’humour est aussi multiculturel. Vous connaissez l’humour portugais et chinois . Non ? Eh bien, c’est une bonne chose. Et je présume que vous ne connaissiez donc pas l’humour que l’on dit : sino-portugais. Oui, ça existe ! Et c’est son humour. J’espère que par cette simple association vous comprendrez qu’il est particulièrement douteux et étrange. En conclusion, il est particulièrement pourri.

C’est un jeune homme très tolérant. Mais vraiment très tolérant. Sans doute est-ce à cause de ses origines car le jeune homme est le fils d’un Chinois et d’une portugaise. Il fut aussi bien imprégné de la culture ibérique que de la culture asiatique. Il est donc très ouvert et accepte toutes les cultures que ce soit la culture Européenne, l’Américaine, l’Africaine, l’Océanienne ou l’Asiatique. Il accepte tout. D’ailleurs, sa religion est sans doute celle qui exprime le mieux sa tolérance car monsieur est un catholique taoïste imprégné de bouddhisme. Qu’est-ce que c’est ? Un catholique qui suit aussi les enseignements et les fondements de ces deux autres religions en les faisant vivre en symbiose dans sa vie sans pour autant trahir l’une ou l’autre.

C’est un jeune homme très social. Il n’hésite généralement pas à aller vers lui gens et leur parler. Néanmoins, aussi social qu’il soit. Si vous et lui ne sont pas fait pour vous entendre, il n’ira pas s’embêter à vous parler. Non parce que si la conversation n’est agréable ni pour vous ou pour lui, il n’ira pas s’embêter. Vous comprenez, n’est-ce pas ?

S’il y a bien aussi une chose qu’il n’est pas, c’est être avare. Parce que oui, il ne joue pas pour amasser des richesses et après les garder jalousement tel un dragon, non. Il le fait déjà parce que jouer est jouissif pour lui. Il est excité. Il aime ça. Il en est accro à cette douce adrénaline qui parcourt ses veines et son corps. Et c’est pour ça que si quelqu’un a besoin d'argent, il lui donne. De toute manière, son amour du jeu lui ferait bien vite regagner son argent. Parce qu’il est doué le bougre. Doué et fourbe. Hein ? Fourbe ? Comment ça ? Chut. Vous comprendrez bien vite.

Sinon, c’est un jeune homme très délicat. Il est doux et souriant. Jamais brusque comme un papillon. Néanmoins, c’est aussi un homme très précieux. Non parce que du sang, c’est nooooooope. Il préfère porter des gants pour éviter de se salir peut lui importe qu’il doive en racheter après du moment qu’il n’a pas de sang sur lui. C’est que c’est désagréable, voyez-vous. Donc, un jeune homme délicat, doux, souriant et précieux aussi.

Maintenant, prenez une pièce et regardez la. Il y a deux faces. Pile et face. Ensuite, imaginez que Chuanli est cette pièce, vous connaissez pile. Mais qu’en est-il de face ? Vous ne le connaissez pas. Car, l’indulgence cache le vice. 

Le sino-portugais est quelqu’un de manipulateur. Il n’hésite pas à manipuler à son besoin. Il trompe. Il dirige. Vous n’êtes que des cartes dans son jeu. Il vous dépose à son gré. Il vous perd à son envie. Il susurre les instructions avant de vous faire tomber dans le feu. Oui. C’est un homme manipulateur dont les scrupules sont presque inexistants.

Mais ce défaut va aussi avec un autre. Le mensonge. Oui, il ment sans aucune pitié. Pourquoi se gênerait-il ? Vous n’êtes que des cartes et il est le meneur de sa partie. Vous comprenez ? Si c’est pour arriver à ses fins, il vous mentira. Bien qu’il ait quelques hésitations lorsqu’il s’agit des membres de sa famille.

Sachez aussi que si le Chinois a une poker face, il déteste qu’on lise au travers. Il perd ses moyens. Il s’énerve et surtout, il voudra vite se débarrasser de vous. Par n'importe quels moyens. Tout comme il déteste la tricherie et perde, là aussi, il perdra ses moyens et pas qu’un peu. Il vous foudroiera du regard avant d’avoir l’horrible envie de vous tirer une balle entre les deux yeux. Vous éloignez de lui. Vous tuer. Vous éliminer. Vous détruire. Éliminer le danger. Coupez la mauvaise herbe par la racine.

Alors ? Bon garçon ou manipulateur sans scrupules ? Bonne question. Pour ma part, je dirai qu’il est juste une pièce avec deux faces. D’ailleurs ! Il a aussi des goûts ! Des passions !

D’abord, le jeune homme est un amoureux du Tai Chi Chuan. Kécecest ? Eh bien, c’est simple un art martial chinois. Un mélange de combat et de méditation. Un mix parfait entre ces deux bases. Le tout basé sur le taoïsme. Il aime beaucoup cette idéologie qui le représente bien selon ses mots. En plus, il compose de mouvement assez doux comme il aime. Et puis, faire du Tai Chi dans le parc alors que la rosée du matin est toujours là et que le soleil commence doucement à répandre sur la terre des rayons orangés. N’est-ce pas la perfection ?

Ensuite, il adore les jeux d’argent. Non ? Sans blague ? Oui. Mais ne revenons pas sur ce qui a déjà été dit et ses raisons qui ne changent pas d’un paragraphe à l’autre.

Et, il faut savoir que le jeune homme fume à ses heures perdues. Généralement ce n’est qu’une simple cigarette sans grand intérêt qui ne surprend personne quand on sent le tabac qui en échappe. De plus, il ne boit pas. Quoi d’étonnant, il ne tient pas l’alcool mais en plus, il n’aime pas être en état de faiblesse, ce que provoque la liquideur. 

Sur ceux, vous connaissez Chuanli. Un homme si singulier, mystérieux, étrange et étonnement compliqué à décrire. Mais bref, maintenant, si vous savez à quoi il ressemble dans sa tête. À quoi ressemble-t-il à l’extérieur ? Un beau chinois ou un beau portugais ? Suite à la prochaine partie !
avatar1physique
Chuanli est -il faut le savoir- Sino-Portugais. Autrement dit, il est à la fois Chinois et Portugais au niveau de ses origines. Si son père est chinois, sa mère est portugaise. Il est donc logique que son apparence soit un mix entre ces deux origines bien différentes et en effet, c’est le cas. Mais j’imagine que vous voulez savoir à quoi il ressemble ? Ce qui est naturel.

Déjà, du trio des frères Wang, il est le plus grand. Moi, je vous dis quand on a des gênes européennes, c’est normal. Il fait près d’un mètre soixante quinze. Ça doit être pour ça qu’il les dépasse tous d’une tête mais pour tous dire, il n’est pas vraiment gêné par cette différente de taille même si elle peut être embêtante. Mais bon, c’est ainsi. De plus, c’est un homme assez mince. Pas qu’il fasse des régimes, non, c’est naturel chez lui. Vous l’aurez deviné, il fait partie de la tranche de la population masculine qui ne prend jamais un gramme. JAMAIS. Et puis, même, il a une alimentation scène le monsieur. Mais bref, je présume que vous vous en moquez de sa nutrition alors continuons sur son apparence. Si quelqu’un retirer sa chemise ou son changpao, il se retrouverait devant un ventre qui ne serait pas musclé sans pour autant être gras. Il a une peau assez pâle et caractéristique des Chinois bien que la sienne soit un peu moins mate. Cependant, au soleil, elle prend une douce teinte basanée qui n’est pas sans rappeler la peau des habitants de la péninsule ibérique d’où est issue sa mère. Voilà pour l'apparence générale mais passons aux détails maintenant.

Déjà, son visage est fin très fin. Il pourrait facilement être confondu avec une femme mature. Son visage n’est pas encore suffisamment vieux pour qu’on voit qu’il est bien un homme. Bien qu’il faille être aveugle pour ne pas remarquer qu’il n’a pas de forme au niveau de la poitrine.

Il a une bouche assez fine. Elle a une douce couleur rosée pas trop flashy mais assez discrète. Et elle affiche toujours un sourire qui bien qu’il ne soit pas toujours aimable veut dire tant de chose et cache tant de chose. Son nez est lui assez fin et remonte légèrement vers le haut à la fin. Lui aussi est assez discret. Ça fait de son charme, un visage assez simple mais en même temps qui montre tant la complexité du Macanais.

Ensuite, avez-vous déjà entendu de fenêtre qui donne sur l’âme ? Si chez certaines personnes, elles sont une véritable fenêtre chez d’autres, c’est lui c’est un mystère. En soi, ses yeux sont normaux. Ils sont en forme d’amande et sans pour autant être très allongés. Ils sont d’une couleur brune assez foncé voire noir. Mais ce qui est très particulier, c’est cette lueur qui s’y reflète. Elle peut varier du tout au tout pouvant passer de la lueur gêné à celle du vice : lente, cruel et noir. Par ailleurs, il aura souvent des lunettes sur le bout de son petit nez. Elles sont simples et pas trop excentriques, ce sont de simples lunettes noires carrées. Ils sont aussi encadrés par de fins sourcils noirs.

Sinon, monsieur a aussi des cheveux sur sa tête et ouais. Ils ne sont jamais décoiffés et son toujours extrêmement bien ordonnés. Ceux-ci sont noirs et sont coupés court. Il fait attention à garder sa raie sur le côté et celle-ci ne doit pas partir. Il la garde.

Sinon, niveau vestimentaire, vous remarquerez vite quand le jeune homme respire la classe.

Déjà, première chose qu’on remarque : son éventail. Il l’a toujours. Celui-ci n’est même plus un simple accessoire, c’est une extension de son corps. Il permet de savoir s’il est en mode vice ou pas et s’il est entre le monde indulgent ou vice. Il est assez simple, des bords noirs où sont peints de fine fleur de prunier et une toile beige. Et quand il l’ouvre et le met devant lui, vous devez vous en doutez mais ça ne veut rien dire de bon parce que là, il a son sourire de salaud. Le mauvais, celui que vous ne voulez pas voir.

Sinon, il porte souvent un changpao noir. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un changpao, c’est une longue tunique noire ouverte sur le côté. Il y rajoute un pantalon blanc et des chaussures de Tai Chi Chuan noires.

Cependant, c’est la tenue pour la maison que seule une personne pourrait avoir une chance de voir en dehors de la famille : Frederico. Sinon, il porte une veste noire avec un pantalon noir et une chemise blanche. Classe et simple. Mais en plus, comme le monsieur est précieux, il a des gants. Il ne les a pas tout le temps mais souvent, il les enfile surtout quand il risque de salir les mains du genre quand il pointe un pistolet contre votre front et tire délicatement une balle qui vient traverser votre boîte crânienne.

Voilà à quoi ressemble Chuanli !
avatar1histoire
Souvent, on ne naît pas parce que nos parents s’aiment. Parfois, on naît parce qu’on est le coup d’un soir, une erreur de jeunesse. C’est le cas pour Chuanli. Mais commençons donc par le commencement, ça serait logique.

C’était un petit bar dans une rue où vivaient et travaillaient principalement des Portugais. Le Chinois n’était venu que pour boire, pour se relaxer après une journée de travail, pour oublier sa femme et son fils. Autrement dit, il n’avait pas prévu d’y aller pour se prendre la tête. Et c’est là qu’il la vit. Elle avait de longs cheveux chocolat, des yeux d’un bleu d’outre-mer et une peau assez pâle tout en restant basanée. Ils discutèrent et burent. Le courant passait et ils étaient ivres, alors…ils allèrent chez la jeune fille et copulèrent, c’est le cas de le dire. Sauf que sans faire exprès, il la fit tomber enceinte. Bien sûr, il revint encore et encore. Puis, il le vit. Il lui semblait bien qu’elle gagnait du poids ou du ventre mais là, c’était flagrant. Elle était enceinte de Chuanli. Il ne le supporta pas et ne revint pas. Trop de responsabilité, trop de stress. Elle pleura longuement, vraiment longuement. Elle était triste d’avoir perdu son amant alors qu’elle ne pouvait pas abandonner l’enfant qui vivait en elle. Pendant toute sa grossesse, elle lui chantait des berceuses, doucement. Elle rêvait de cet enfant.

Son accouchement ne fut pas doux. Certains voisins l’aidèrent bien sûr. Cependant, ce ne fut pas doux. Il en sortit un beau petit garçon au physique assez chinois. Elle le regarda tendrement et murmura doucement dans un soupire son nom : « Esperança », l’espérance dans sa langue d’origine.

Elle fit de son mieux pour correctement élever l’enfant seul. En soi, il n’était pas très dur à vivre. C’est un enfant sage et souriant qui faisait beaucoup d’efforts pour l’aider. C’est à cette époque qu’elle se promit de ne jamais lui parler de son père et de la Chine. Malgré son physique si différent, il se devait de rester dans la partie portugaise de ses origines. Il ne devait surtout pas savoir pour son père. Surtout pas.

Bien sûr, vers ses trois ans, elle l’envoya à la maternelle. Elle n’était pas loin de la maison donc vers cinq ans, l’enfant commença à revenir chez lui seul. Sauf qu’un jour, on le stoppa. Deux grands de neuf ans. Un racket de rue, banal. L’enfant essaya de se défendre mais… Il était trop faible, trop gentil. Puis, il vient. Lui, celui qu’il allait suivre toute sa vie. Le plus grand. Le plus beau. Le plus fort. Selon lui quand il était jeune. J’ai nommé, Frederico. Il le sauva. À partir de ce moment, Esperança le regarda avec de grands yeux admirateurs. Il était incroyable. Vraiment incroyable. Et il le suivit comme un bébé caneton avec une maman canne. Il s’attacha beaucoup au Portugais. Et il avait sa mère. Il les adorait. C’était la belle vie, une belle période.

Et un jour, alors que Chuanli avait 10 ans, Frederico vint le voir. Il ne comprenait pas vraiment mais il voyait que le Portugais cachait quelques choses. Et, il lui tendit. C’était un éventail flambant neuf. Il l’aimait beaucoup et ne s’en sépare jamais aujourd’hui encore. Cependant, quelques jours plus tard, un homme vint chez lui alors que sa mère était entrain de travailler. Il ne comprit pas ce qui se passa. L’homme dit être son père dans un portugais extrêmement mauvais. Il le prit par la main alors que l’enfant essayait de rester dans la maison et eut à peine le temps de saisir l’éventail qui se trouvait près de lui. Il l’entraîna dans une voiture et partit. Il s’arrêta près du lieu de travail de sa mère et laissa l’enfant dans la voiture. Avant de revenir quelques minutes plus tard, il lui annonça qu’il allait vivre avec lui et que sa mère était d’accord. L’enfant pleura longuement dans la voiture, il serait ses vêtements et l’éventail. L’homme était mal à l’aise... Il se tourna vers lui et lui demanda son nom, encore dans ce portugais digne d’un enfant de sept ans. Il lui répondit tout simplement : « esperança ». L’homme rit un peu et lui dit que c’était un nom ridicule. L’enfant le prit mal et l’homme lui dit que dans l’état civil son nom était Chuanli Wang. En effet, la femme avait averti l’homme qui lui dit qu’il marquerait bien le nom donnait par celle-ci sur l’état civil. Mais il fit tout autre. En effet, son honneur passait avant tout et son bâtard ne pouvait pas avoir un nom espagnol. Ce n’était pas possible.

L’enfant eut beaucoup de mal à s’acclimater à sa nouvelle vie. Il devait apprendre une langue dure et devait changer sa manière de vivre. Plus de course dans les ruelles l’été avec Frederico. Maintenant, il devait regarder les ruelles de loin habillées dans un changpao. Plus de rire avec sa mère lors des repas, les dîners étaient austères et silencieux. Néanmoins, il s’entendit bien avec ses nouveaux frères, Yao et Li Xiao. Ils étaient très gentils et acceptèrent vite le bâtard. Et finalement, vers ses 12 ans, Esperança était devenu Chuanli. Son chinois était assez moyen mais son père faisait tout pour qu’il s’améliore. Il n’avait pas le droit de parler en Portugais même s’il lui arrivait de mélanger les deux. Il était de plus en plus proche des frères Wang. Finalement, ses origines furent carrément oubliables. Parfois, il pleurait en pensant à sa mère ou à Frederico mais c’était des larmes presque vite séchées. Il se demandait ce qu’ils devenaient. En tout cas, lui, il était devenu quasiment ce que l’homme espérait. Poli, courtois et un tas d’autres choses. Son chinois était encore moyen mais à force de pratique et de pratique, c’est vers ses 14 ans qu’il fut relativement correct. Cependant, entre temps, Li était parti en Angleterre pour ses études. Chuanli fut vraiment triste de perdre un de ses frères mais c’était ainsi… Il était sans doute destiné à perdre ou à voir partir ceux qui lui étaient chers. Ça réveilla en lui, le souvenir de son enfance. Mais encore une fois, il ne pleura que le soir.

Puis, c’est vers ses 18 ans qu’il quitta enfin le domicile paternel. Bien sûr, il ne s’installa pas loin comme le voulait son vieux père mais il alla tout de même le plus proche de ses origines. Après tout, il savait au vu de sa taille ou de sa couleur de peau qui était un tout petit peu différent des autres qu’il n’était pas entièrement chinois. Mais ça ne l’empêchait pas de ne plus utiliser son nom Portugais ou la langue en elle-même. Il aurait eu du mal à la parler de toute manière. Rapidement, il pouvait gagner sa vie. L’avantage d’avoir une main gagnante vous voyez.

Et deux années passèrent. Deux années agréables où il restait bien sûr en contact avec son père. Puis, un jour, dans la rue, il le vit. Il avait les cheveux longs maintenant et il était plus grand et mature. Mais c’était lui. Il serra l’éventail et se rapprocha de ce grand Portugais qui lui rappelait tant celui de son enfance.

« -Excusez-moi, êtes-vous Frederico ? »

C’était stupide, débile. Retrouver son ami/héros d’enfance à vingt ans alors qu’ils s’étaient séparé il y a deçà 10 ans. Totalement idiot. Et un truc surprenant, il le prit dans ses bras. Il ne comprit pas sur le coup mais le cri du coeur qui sortait du Portugais lui fit comprendre que c’était la bonne personne. Enfin, il l’avait retrouvé… Il ne montrait plus ce qu’il ressentait depuis des années mais là, il fit exception. Il pleura en le serrant dans ses bras. Juste quelques larmes qui furent sans doute les dernières qu’il aurait voulu pleurer. Ils parlèrent longtemps. Du passé, du présent et de l’avenir. Chuanli sentait cette petite lueur en lui qui brillait même s’il dut expliquer longtemps à Frederico que son nom n’était plus « esperança » mais Chuanli. Mais bon, ce côté têtu faisait tout le charme du Portugais. Quand, il lui proposa quelques choses d’incroyable, de dément. Cette chose, c’était revoir sa mère. Chuanli accepta, sans hésitation. Rapidement, la date et le lieu furent décidés. C’était à la patinoire que les retrouvailles auraient lieu. Cependant, l’histoire est comme on la connaît.

Chuanli se rendit à la patinoire et attendit un peu Frederico et sa mère. Rapidement, il vit la femme. Elle était plus vieille mais tout aussi belle et douce que dans ses souvenirs. Il se rapprocha et la salua. Elle semblait heureuse pour son petit qui était devenu si grand et si incroyable. Ils patinèrent un peu. Quand le monde devint noir. Un bruit de ferraille et glace brisés se firent entendre. Il se sentit poussé alors que la voix de sa mère résonna dans ses oreilles quand il vit. Le corps de celle qui lui avait donné la vie. Il était là. Disloqué. Brisé. Troué sous un tas de barre alors que ses cheveux chocolats enveloppés la glace brisée et que sa main à la peau balzane était là, étendue comme lorsqu’elle l’avait poussé. Il se mit à pleurer. Des pleurs longs et plaintifs. Très vite, les résultats des enquêtes ne furent pas satisfaisants. Son père l’avait ramené au manoir pour qu’il puisse se reposer mais ce fut tout le contraire. Pour la première fois, il ressentit de la haine. Pour ceux qui avaient tué sa proche. Sa seule et unique mère alors qu’il venait de la revoir. Puis, il fut contacté par celui-ci qui souhaitait aussi vengeance et justice. Frederico, son ami d’enfance et celui pour lequel il ressentait ce qu’on nommait l’amour, enfin il croyait. Celui-ci lui dit de se joindre à lui pour trouver les coupables. C’est sans hésitation qu’il lui dit oui. Il s’inclina devant lui et embrassa sa main, comme pour sceller un serment. Il se vengerait. C’était sûr. Aucun ne resterait impuni. Tous périraient. Rapidement, Frederico lui demanda de devenir sa reine. Son bras droit en quelque sorte. Il accepta et devint la reine de celui-ci.

Deux années passèrent. Depuis, il essayait tant bien que mal de gérer son rôle de reine avec ce qui lui servait de roi. Là, maintenant, il est en train de regarder ses cartes. Son éventail est devant sa bouche. Il sourit, ce sourire mauvais. Et cette lueur dans ses yeux, si mauvaise pour ses adversaires. Les cartes tombent. Ils sont ruinés et il gagne. Cependant, sa plus grande partie n’est pas finie. Après tout, ne le dit-on pas. Il n’y a pas que la vie dans le poker.
Il n'y a pas que la vie dans le poker
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Pion Aquilla
Pion Aquilla

Message : 15
Date d'inscription : 01/09/2016
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MessageSujet: Re: "Un simple sourire peut cacher le vice." | Chuanli Wang Mer 18 Jan - 21:52
Re-bienvenue toi ! <3 J'adore ta fiche~
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Reine Fulgur
Reine Fulgur

Message : 12
Date d'inscription : 18/01/2017
Age (RP) : 22
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MessageSujet: Re: "Un simple sourire peut cacher le vice." | Chuanli Wang Mer 18 Jan - 22:01
Merci toi ! <3
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Prince
Prince

Message : 78
Date d'inscription : 24/07/2016
Masculin

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MessageSujet: Re: "Un simple sourire peut cacher le vice." | Chuanli Wang Mer 18 Jan - 22:02
Bienvenue Chuanli Wang !


Félicitations! Tu as bien complété ta fiche. Te voici donc validé. Pense bien à activé ta feuille d'information dans ton profil. N'oublies pas tenir à jour l'inventaire et tes possessions.
Tu peux aussi créer ta fiche de relation et ton journal. Tu es autorisé à RP et RPCB.
Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter tes administrateurs.

Passe ta souris sur le sac pour voir le kit de bienvenu qui t'a été attribué ainsi que 30 Pecuniae. Tu peux les dépenser dans la boutique qui se trouve au centre commercial.

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